Didier Van CAUWELAERT – ISBN : 978-2-253-07080-1
Jules, il s’appelle Jules… Un petit bout d’homme qui offre un superbe clin d’œil à son grand-père puisqu’il est né le même jour que ce dernier, un sept juin : vive la vie et zut aux rhumatismes, ce soir je fais la fête pour oublier les années qui nous séparent.
Une naissance, une découverte littéraire, comment ne pas croire que le destin s’est approprié de l’évènement.

La femme de ma vie voulait me faire une surprise, elle s’est mise à la recherche d’un roman écrit autour de ce prénom.
- Celui-ci peut-être ?
Sur la couverture se détachent cinq lettres en dessous d’une truffe qui vous dévisage tout en vous culpabilisant. Les chiens possèdent l’art de vous apitoyer.
JULES est un chien, un labrador, un toutou spécialement dompté pour accompagner une malvoyante. Elle, mignonne comme un abricot d’été, fréquente l’aéroport pour se rendre à l’hôpital en vue (c’est le cas de le dire) d’une opération qui pourrait lui rendre le regard. Lui, scientifique malchanceux, tient une « aubette » qui vend des macarons. Les évènements s’enchainent et Jules décide qu’il faut aider ces deux-là à faire un pas de deux. La suite ? Héhéhé, ne comptez pas sur moi pour dévoiler l’intrigue, laissez-vous charmer par cette belle aventure, que du bonheur !
Jules est un roman qui procure une évasion subtile au cœur d’une intrigue des plus intéressantes. On sourit beaucoup en présence des antagonistes tout en espérant que les blessures s’éloigneront de ces êtres attachants. L’amour est malmené, mais pas dans le sens que prendrait une imagination logique. Vous qui avez probablement chéri, ne pouvez ignorer que les douleurs qui blessent sont quelquefois dévastatrices. Ici, l’auteur a le talent de rendre hommage aux amoureux déchus, ceux qui offrent la noblesse de construire plutôt que détricoter. On ne connait que les instants présents, tant mieux, l’avenir ne porte pas toujours les couleurs de nos espoirs, de nos fantasmes ou plus simplement de l’assombrissement mis en place par les circonstances. Oups, je vous embrouille, ne m’en veuillez pas, le livre est si beau que je peine à le décrire. Cerise sur le gâteau, JULES existe en format poche (Le roman, pas le chien).
Je rends hommage à l’écrivain Didier Van Cauwelaert d’avoir réussi à mettre en exergue la difficulté que représente le domptage d’un chien accompagnant. Je remercie l’auteur de m’avoir fait vibrer. JULES, un roman surprenant, une histoire des plus intéressantes narrée par une écriture fluide.
En attendant que vous poussiez la porte de votre librairie préférée, permettez-moi cette légère entorse en souhaitant le plus joli destin à Jules Decoster.
Philippe De Riemaecker