Salon International du livre de Mazamet

Ce dimanche 12 mai 2019, le Salon International du Livre de Mazamet ouvrait ses portes dans une ambiance un peu particulière.  Cela fait maintenant dix ans que son président, Michel Sabarthes, fit le pari d’organiser ce qui allait devenir l’une des grandes messes de la littérature au cœur du sud de la France.  Dixième anniversaire, une pérennité remise en question chaque année, car comme nous le confie le fondateur, rien n’est jamais acquis.  Ce type d’évènement requiert un renouvellement permanent et repose avant tout sur la qualité de son accueil.

De Droite à Gauche : Harmonie Rouffiange, Patricia Fontaine, Romuald Lété

Mazamet porte son originalité sans complexe

Mazamet, petite ville située dans le Tarn, est devenue pour les auteurs et écrivains en provenance de toute la francophonie une sorte de lieu sacré.  L’évènement est devenu incontournable.  Sorte de pèlerinage littéraire que l’on espère fréquenter au moins une fois dans sa vie d’artiste et peut-être, pourquoi pas, se voir décerné l’un des prix qui ouvriront la route de tous les possibles.  Certes, l’évènement ne concurrence pas le Salon de Paris ou de Bruxelles, cependant, tels un phénomène étrange, un petit truc qui ne s’explique pas, celle ou celui qui a eu la chance de publier trouve au cœur de ce bouillonnement des rencontres bien souvent déterminantes.  Pas besoin de comparer l’incomparable, Mazamet porte son originalité sans le moindre complexe et c’est tant mieux.

les Belges mis à l’honneur

Dixième anniversaire et les Belges mis à l’honneur.  Nos compatriotes, l’actrice Harmonie Rouffiange accompagnée du réalisateur Romuald Lété, furent plébiscités pour être les parrains de l’édition 2019.  Venu présenter « Nous malgré lui », film don la sortie est prévue pour fin 2019, nos compatriotes ont su séduire un public pourtant réputé difficile à conquérir.  Rude fut le rôle de ces deux jeunes Belges chargés, l’espace de quelques heures, de porter l’héritage laissé par Marc Galabru à qui ce Salon est dédié.  Bel hommage envers un homme de lettre et de théâtre, ami cher et regretté par tous ceux qui ont eu la chance de le fréquenter.

Les auteurs belges furent représentés avec honneur et qualité.  L’incontournable et talentueuse Ziska Larouge, Bou Bounoider, les éditions Académia, les éditions Acrodacrolivre, Jean Pierrard, la céramiste Catherine Dendael et enfin, l’écrivaine Jodoignoise Patricia Fontaine, couronnés par le prix « coup de cœur » pour son dernier roman « Pile & Face ».  C’est la seconde fois que l’auteure brabançonne reçoit un prix à ce même Salon littéraire et l’évènement est suffisamment rare pour être souligné.

Au moment où j’écris cette chronique, le feu des projecteurs s’est éteint sur des visages souriants.  Nos compatriotes ont retrouvé le terroir dans lequel ils œuvrent en silence.  J’ose espérer, « mais n’est-ce qu’un rêve ? » que nos représentants auront à cœur de saluer ces créateurs de l’ombre qui porte nos couleurs en dehors de nos frontières.  La Belgique fut à l’honneur, le Brabant Wallon et Bruxelles, par la voix de ces artistes, ont su dévoiler couleurs, tendresse au point que nos voisins planifient déjà quelques vacances au cœur de nos contrées.  La publicité offerte, j’écris bien, offerte n’est pas anodine.  Elle touche par la qualité de quelques plumes qui savent parler de nos régions avec des étoiles plein les yeux…  Il n’existe d’autre mot pour exprimer mon ressenti, il est petit, semble banal et pourtant, quelle force dans son expression : Merci !

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